| Pierre's profileHubert, Julien, Valérie ...PhotosBlogLists | Help |
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August 21 ParachuteC’est finalement le dimanche 16 août que j'ai utilisé le cadeau de fête offert par Valérie et mes parents, mon saut en parachute. Comme mon copain Éric venait au Québec avec sa petite famille pour quelques jours, j’ai fait un appel durant la semaine précédente pour valider les disponibilités chez Atmosphair. Avec les conditions météo du début de l’été, ils sont complètement surchargés et ça ne va pas avant le lundi 24 août qu’il y ait 2 places en semaine (car mon cadeau est un saut «sur semaine»). Mais on m’indique qu’il vient d’y avoir 3 annulations pour le dimanche matin 16 août. Un petit coup de fil à Bouffard et c’est ok, on book ça pour le dimanche. J’aurai un petit surplus à payer mais the hell with that! Comme c’est très difficile de parler de vive voix avec Atmosphair, c’est par boîtes vocales interposées qu’on confirme le tout. En plus, comme on a planifié une sortie avec les gars à l’extérieur (Parc Safari, voir les photos...) pour la fin de la semaine, ça ne donne pas de chance pour se parler. Mais tout semble ok. On s’entend donc avec Éric qu’on sera à l’aéroport de St-Jean vers 7h45 dimanche matin avec nos petites familles. Vu que c’est assez tôt, on garde ça intime et on n’a pas osé inviter trop de monde… En arrivant chez Atmosphair, les Bouffard-Anthony sont déjà là. Je vois Éric sortir du local et il m'accueille avec un «Ça ne regarde pas bien pour sauter ce matin, ils n’ont pas nos noms sur la liste!» Ouate the phoque!?!, on s’est laissé 30 messages et tout était ok!?! On retourne donc à l’intérieur et c’est effectivement le cas, pas de trace de nos noms dans le livre. Et la Linda à qui j’ai parlé est en vacances pour une semaine…. Lise a beau tourner le livre dans tous les sens, c’est plein à toutes les heures pour la journée. Mais elle se souvient très bien d’avoir entendu nos noms et ne désespère pas de nous trouver un trou… On sort un peu dehors et Valérie discute avec Denis, un des caméramen du club qui avait un kid à la garderie. Il ne peut rien faire dans l’histoire mais il confirme que si quelqu’un peu faire quoique ce soit, c’est bien Lise. Et en disant cela, elle arrive et nous dit de venir signer les documents et payer, qu’on va sauter avant midi c’est certain! Yes!! Il est 8h15 environ. On signe la feuille (qui dit entre autres que ça se peut que le parachute n’ouvre pas mais que ce n’est pas de leur faute…) et on paye (on ne me charge finalement pas le surplus pour un saut de fin de semaine et je ferme ma gueule…). On aura le briefing et dès qu’il y a un trou, on ira. Probablement pas sur le même vol mais rendu là, c’est bien correct! On s’installe donc pour déjeuner sur une table à pique-nique. Le ciel est impeccable et il y a déjà pas mal de monde. Quelques croissants plus tard, Lise vient nous trouver, la larme à l’œil, pour nous dire que le pilote du Caravan vient de perdre sa mère et que le prochain pilote sera ici dans 2 heures! Mais on devrait quand même sauter avant midi car ils utilisent aussi un autre avion, plus petit. Il est 8h45… Valérie y voit peut-être un signe qu’on ne devrait peut-être pas sauter ce matin… À peine quelques minutes plus tard, on est appelés pour le briefing. Ça dure seulement quelques minutes mais même avant la fin, mon nom est appelé pour l’habillage. Je serai du prochain vol! Whou ouu! Il est 9h00… Habillage dans le beau suit bleu aux fesses vertes grâce aux atterrissages sur le derrière, harnais plus ou moins confortable (c’est rien, il n’est pas serré encore…) et on s’approche de l’accès à l’avion. Tous me suivent car c’est là qu’on saura la couleur de la voilure pour le suivi en vol! Je rencontre le sympathique Carlos avec qui je sauterai. Un italien avec l'entre-gents d’un barreau de chaise. Peut-être parce que je ne suis pas blonde avec des gros seins… mais il a l’air de connaître son affaire. C’est bien ce qui compte en fait! Il ajuste le harnais et me donne ses propres consignes. On monte à bord du Cessna 207 vers 9h25 et on décolle pour atteindre les 11 000 pieds. Je ne me plaindrai plus du confort de la classe économique de Air-Canada ni même de Air Transat c’est certain… Il n’y a pas de bancs, on est assis par terre mais ça ne me dérange même pas! Je ne peut pas dire que je suis nerveux encore, j’ai juste hâte! Peut-être lorsque j’aurai les pieds pendants par la porte, on verra! Vers 7000 pieds, Carlos s’active à s’accrocher à mon harnais. Shit, j’ai l’impression qu’il essaye d’entrer dans mes bobettes! Strap à gauche, strap à droite, encore un peu à gauche, à droite, on devient assez intime! Au moins, je ne suis pas obligé de le regarder en pleine face!! Pour les quelques 1000 mètres qui restent, c’est carrément sur lui que je suis installé! Il va mériter les 300$ que ça coûte! On sent que l’air devient plus frais et rendu à 11000 pieds, les 3 autres passagers (on en a droppé un à 5000 pieds) s’installent pour sauter. Il y a un instructeur, son élève solo et le caméraman pour leur saut. La fille solo semble pas mal plus nerveuse que moi mais c’est seulement son deuxième ou troisième saut solo… Et up, ils sont partis! C’est à notre tour mon Carlos! On s’approche de la porte, moi sur les fesses et lui à genoux. On est strappés aux hanches et aux épaules. Une fois les pieds pendants par la porte et les mains bien arrimées à mon harnais pour ne pas nuire aux manœuvres, j’ai juste le temps de voir qu’on est bien pile au dessus de l’aéroport que « Ready, set, go » retenti dans mes oreilles! Et go c’est vrai! Il est autour de 9h55… Une petite pirouette par en avant qui ne m’a malheureusement pas permis de voir le dessous de l’avion mais on est vite revenus sur le ventre. Carlos prend quelques secondes pour nous stabiliser et il me tape sur l’épaule pour que je m’ouvre les bras moi aussi et profite de la ride. Wow! Sans avoir de points de repère pour déterminer la vitesse de la chute car on est trop haut, ça descend autour de 200km/h supposé. Je vois les autres voilures déjà ouvertes en dessous et il n’y a pas de doute, c’est là qu’on s’en va en ciboire! Environ 40 secondes plus tard, Carlos me tape de nouveau sur l’épaule pour que je rentre les bras et PAF, il ouvre le parachute! Un léger choc à la décélération sans plus et on revient à la verticale. On est encore assez haut pour voir loin et apprécier la descente. J’arrive à voir la petite gang au sol qui regarde en haut la voilure orange. Carlos donne du mou au harnais et le confort s’améliore un peu pour le reste de la run. À mesure que l’on descend, on arrive plus facilement à juger de la vitesse vu qu’on s’approche des structures. Comme il n’y a pratiquement pas de vent, l’approche est assez rapide. En tandem, comme je suis devant mais surtout un peu plus bas que l’instructeur, l’atterrissage se fait en glissant sur les fesses car nos pieds n’arriveraient pas au sol en même temps et il serait difficile de courir. Il faut donc arriver à une certaine vitesse latérale et en passant juste au dessus de la tente de pliage, Carlos me demande de lever les jambes devant et il fait la même chose et on touche le sol pour s’arrêter 6 ou 7 mètres plus loin. Il doit être environ 10h02! Carlos me détache, on se lève, il ramasse sa voilure tandis que l’élève solo atterrit un peu plus loin. Femme et enfants ne sont pas loin sur le bord de la zone d’atterrissage et c’est avec le sourire jusqu’aux oreilles que je les rejoint. Le temps que Carlos laisse sa voilure au pliage et on entre dans le local pour que je retire le gréement. Le beau Carlos signe mon certificat et me remet le tout avec le fameux collant d’auto! Je ressemble au Joker tellement j’ai le sourire figé au visage! Je n’ai pas l’impression que le cœur m’ait battu plus vite car, sincèrement, jamais je n’ai eu de crainte. Qu’est-ce qui aurait pu arriver à part que l’avion s’éffoire en bout de piste, qu’on frappe un voilier d’outardes en vol, que Carlos perde connaissance en sautant ou que le parachute principal n’ouvre pas et que le parachute de secours se mette en vrille? Sans blagues, ce fût bref mais combien trippant! Je rejoint les autres dehors, on placote un peu et c’est Éric qui est appelé pour l’habillage. Il sera dans le prochain vol, le premier de la journée du Cessna Caravan avec les bonhommes sourire. Il sera jumelé à Guy, un instructeur expérimenté aussi mais autrement plus sympathique que Carlos. Comme j’ai eu la chance de le faire en France lors de ma descente en parapente, il lui laissera même « piloter la voilure » lors de la descente. En attendant l’embarquement, on apprend qu’un des sauteurs solo a dû larguer sa voilure principale pour atterrir avec celle se secours. Quelques secondes d’inattention lors du pliage ont suffit à mêler quelques suspentes et voilà… Rien d’énervant mais on apprend aussi que l’école a eu un gros party la veille et que c’est les instructeurs encore trop saouls pour sauter qui font le pliage…. Yé! C’est bien sûr une blague mais ça confirme quand même que oui, des incidents surviennent. Mais le Caravan est bien ravitaillé et l’embarquement se fait. Avec le cargo qu’il emporte (je ne parle pas d'Éric ici mais de l'ensemble...), l’avion a le derrière bien bas et les pneus bien éffoirés mais ça lève pareil et c’est environ 15 ou 20 minutes plus tard qu’ils seront à un peu plus de 11000 pieds pour le largage. Éric et Guy ont été pas mal les derniers à sortir et on ne voit pratiquement rien de la chute libre. 3 voilures rouge nous donnent du mal à spoter notre Bouff mais on l’identifie finalement et arrive à suivre le reste de la descente. L’atterrissage se fait en douce et à voir sa face, comme moi, il serait prêt à rembarquer sur le champs!! Il reçoit son certificat, on récupère tous les gamins et on réussit à remercier Lise de nous avoir tricoté une place dans l’avant-midi comme promis. Au grand plaisir des enfants, qui ont été bien patients, on prend donc la direction du Carré-Valois pour profiter de la piscine en bonne compagnie et avec une bonne Guinness pour faire passer l’envie d'y retourner tout suite!! Et surtout oublier que, pour ma part, les vacances sont terminées... et pas les travaux à la maison! Mais, ça, c’est une autre histoire…. @ plus!! 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